Capitale de l’Algérie : le rôle capital d’Alger, chiffres et histoire

Quelle est la capitale de l’Algérie ? C’est Alger, appelée El Djazaïr en arabe. La capitale algérienne est aussi la plus grande ville du pays, le siège des institutions et la capitale de l’État indépendant depuis juillet 1962. Ce statut remonte pourtant bien plus loin, et il explique jusqu’au nom du pays.

Alger, capitale de l’Algérie : ce que recouvre le titre

Alger est la capitale politique et administrative de la République algérienne démocratique et populaire. La ville donne aussi son nom à une wilaya, la division administrative qui l’entoure et qui porte le même nom.

Elle s’étend en bord de Méditerranée, autour de la baie qui lui a donné son port, sur un relief de collines qui plongent vers la mer. Cette position explique en grande partie son rôle de carrefour entre l’intérieur du pays et le reste de la Méditerranée. Pour situer précisément la ville sur la carte, la situation géographique d’Alger est détaillée dans un article dédié.

D’Icosium à El Djazaïr : l’origine du nom d’Alger

Le site est occupé depuis l’Antiquité sous le nom d’Icosium, un comptoir d’origine phénicienne puis ville romaine. Au Xe siècle, Bologhine ibn Ziri la reconstruit et la baptise Djezaïr Beni Mezghenna en 960.

Le nom El Djazaïr se traduit le plus souvent par « les îlots » ou « les îles », en référence aux îlots qui faisaient face au port. Le pays tire lui-même son nom arabe, Djazaïr, de celui de sa capitale, et le français « Algérie » en découle.

Depuis quand Alger est-elle la capitale de l’Algérie ?

La ville prend une dimension de capitale avec la régence d’Alger, qui débute en 1515 et dure jusqu’en 1830. Khayr ad-Din Barberousse y consolide le pouvoir ottoman et fait construire la première jetée du port.

En 1830, la France met fin à la régence et fait d’Alger le centre de l’Algérie française. Alger est capitale de l’État indépendant depuis le 5 juillet 1962, date de l’indépendance du pays.

Vue des maisons blanches de la Casbah d'Alger face à la mer

Capitale de l’Algérie : ce qu’Alger concentre aujourd’hui

La présidence, le gouvernement, le Parlement et les ambassades étrangères sont installés à Alger. Le port et l’aéroport Houari-Boumédiène en font aussi la principale porte d’entrée du pays.

Le paysage urbain a un nouveau marqueur : la Grande Mosquée d’Alger, officiellement inaugurée le 25 février 2024. Son minaret de 265 mètres est présenté comme le plus haut du monde, et la salle de prière peut accueillir environ 120 000 fidèles. Elle s’inscrit dans la tradition des grands monuments religieux, dont le premier lieu saint de l’islam, à La Mecque, reste la référence.

Alger, Oran ou Constantine : pourquoi la capitale n’a pas bougé

Oran et Constantine comptent parmi les plus grandes villes du pays, mais aucune n’a pris la place d’Alger. Oran est un grand port de l’ouest, Constantine la métropole de l’est, et chacune rayonne sur sa région, avec ses universités, ses marchés et ses propres axes de transport. Aucune ne réunit pourtant à elle seule les fonctions politiques, portuaires et diplomatiques du pays.

Alger cumule ce que les deux autres n’ont qu’à moitié : la façade maritime centrale, l’héritage de la régence puis de la période coloniale, et le poids administratif acquis depuis des siècles. L’indépendance de 1962 a confirmé cet état de fait plutôt que de le remettre en cause : l’État algérien a repris les institutions installées à Alger et les a conservées.

Alger en chiffres : population et superficie

Pour situer l’échelle de la capitale, voici les repères les plus récents que nous avons pu vérifier.

  • La wilaya d’Alger compte 3 282 979 habitants (2019), ce qui en fait la ville la plus peuplée du pays.
  • Sa superficie est de 1 190 km2.
  • Son nom arabe, El Djazaïr, est aussi celui du pays tout entier.

Panorama de la baie d'Alger et de la ville moderne

Visiter la capitale de l’Algérie : la Casbah et les repères pratiques

La Casbah d’Alger, la vieille ville aux ruelles en pente, est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est le quartier à voir en priorité pour comprendre l’histoire de la ville : on y lit encore le tracé de l’époque de la régence, avec ses escaliers, ses patios et ses maisons serrées les unes contre les autres.

La Grande Mosquée et son minaret de 265 mètres se visitent aussi depuis le front de mer, et l’aéroport Houari-Boumédiène permet de rejoindre le centre-ville depuis la périphérie. Avant de réserver, il vaut mieux vérifier les conditions d’entrée auprès des autorités consulaires.

Pour dormir, certains voyageurs apprécient les formules compactes, par exemple le confort d’un hôtel capsule, à comparer avec les hôtels classiques du centre.

Alger reste donc la capitale de l’Algérie depuis 1962, et la ville dont le nom, El Djazaïr, désigne aujourd’hui le pays entier.

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