Plaka district Athens : que voir autour de l’Acropole ?

Plaka est le quartier d’Athènes qui colle littéralement aux flancs de l’Acropole. Ses ruelles piétonnes, bordées de bâtiments néoclassiques et d’églises byzantines, forment un labyrinthe où chaque détour offre un angle différent sur le Parthénon. Avant de descendre la liste classique des monuments, un détail mérite votre attention : une partie de ce quartier ressemble davantage à une île des Cyclades qu’à une capitale européenne.

Anafiotika : un village cycladique au pied du Parthénon

Vous avez déjà vu ces photos de maisons blanches avec des volets bleus, accrochées à une pente rocheuse, et supposé qu’elles venaient de Santorin ou Mykonos ? Il y a de fortes chances qu’elles aient été prises dans Plaka, à quelques minutes à pied de l’Acropole.

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Ce micro-quartier s’appelle Anafiotika. Il doit son existence à des maçons originaires de l’île d’Anafi, arrivés au XIXe siècle pour participer à la construction de bâtiments publics dans la nouvelle capitale grecque. Ils ont reproduit chez eux, sur les pentes nord de l’Acropole, l’architecture de leur île : murs blanchis à la chaux, cours minuscules, passages si étroits qu’on y circule en file indienne.

Le résultat est un décor insulaire posé en pleine ville. Les chats y règnent, les bougainvilliers débordent des murets, et le silence tranche avec l’agitation de la rue Adrianou en contrebas. L’endroit se visite en une vingtaine de minutes, mais il vaut le détour pour la rupture d’ambiance qu’il provoque.

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Terrasse de taverne grecque traditionnelle dans le quartier Plaka d'Athènes avec décoration authentique

Rues Adrianou et Kidathinaion : l’axe central de Plaka

Ces deux rues structurent le quartier. La rue Adrianou longe la limite nord de Plaka et mène directement vers Monastiraki. C’est la plus commerçante : boutiques de souvenirs, terrasses de tavernes, vendeurs ambulants.

La rue Kidathinaion, plus calme, traverse le cœur du quartier. Elle passe devant la place Filomousson, point de repère pratique pour s’orienter. C’est autour de cette place que se concentrent plusieurs petits musées souvent ignorés des guides rapides.

Musées discrets à ne pas rater

Les grands musées d’Athènes (Acropole, archéologique national) captent toute l’attention. Dans Plaka, trois collections plus modestes méritent un arrêt :

  • Le Musée de l’Art Populaire Grec, qui présente des costumes traditionnels, des broderies et des objets du quotidien issus de toute la Grèce
  • Le Musée des Instruments Folkloriques, installé dans une maison néoclassique, avec des instruments de musique traditionnelle qu’on peut écouter via des bornes audio
  • Le musée Frissiras, consacré à la peinture européenne contemporaine, une collection privée qui détonne dans un quartier aussi ancien

Chacun se visite en moins d’une heure. Leur intérêt principal : ils montrent la Grèce au-delà de l’Antiquité, ce que le reste du quartier ne fait pas toujours.

Cine Paris : regarder un film face au Parthénon illuminé

Les terrasses avec vue sur l’Acropole ne manquent pas à Plaka. Celle du Cine Paris est différente : c’est un cinéma de plein air, installé sur un toit, où l’on regarde un film avec le Parthénon éclairé juste derrière l’écran.

Ce type de cinéma en plein air (les Grecs disent « therino cinema ») est une tradition athénienne qui fonctionne d’avril à octobre environ. Le Cine Paris est l’un des plus connus grâce à son emplacement dans Plaka. Les films projetés sont souvent en version originale sous-titrée en grec.

Pourquoi le mentionner ici ? Parce que la plupart des itinéraires autour de l’Acropole se concentrent sur la journée. Or Plaka le soir offre une atmosphère complètement différente : les ruelles se vident, les façades s’éclairent, et ce cinéma transforme une simple séance en souvenir marquant.

Ruines de l'Agora romaine dans le quartier Plaka à Athènes avec la Tour des Vents visible

Colline de Philopappos et chemin de Pikionis : la vue que les foules ratent

La plupart des visiteurs photographient l’Acropole depuis Plaka, en levant la tête entre les toits. Pour une perspective inversée (l’Acropole vue de face, à hauteur égale), il faut grimper la colline de Philopappos, accessible à pied depuis le flanc sud-ouest du quartier.

Le chemin qui y mène porte le nom de l’architecte Dimitris Pikionis, qui l’a conçu dans les années 1950. Ce sentier utilise des dalles de pierre récupérées, disposées selon un tracé irrégulier volontaire. Le résultat est un chemin piéton qui s’intègre au paysage rocheux sans le dénaturer.

Au sommet, le monument de Philopappos (un sénateur romain du IIe siècle) marque le point de vue. La vue sur l’Acropole depuis Philopappos est la plus dégagée d’Athènes, sans obstacle ni grillage. Au coucher du soleil, c’est aussi le spot le plus photographié par les Athéniens eux-mêmes.

De Plaka à Monastiraki : la transition à pied

Plaka et Monastiraki sont deux quartiers contigus, séparés par la rue Adrianou. La marche entre la place Filomousson et la place Monastiraki prend une dizaine de minutes.

Ce qui change en passant de l’un à l’autre :

  • L’ambiance passe de ruelles résidentielles calmes à un marché aux puces permanent, surtout le dimanche matin
  • L’Agora antique et l’Agora romaine se trouvent entre les deux quartiers, accessibles depuis les deux côtés
  • La station de métro Monastiraki offre un accès direct si vous arrivez d’un autre quartier d’Athènes

L’Agora romaine, avec la Tour des Vents (une horloge hydraulique antique toujours debout), se visite rapidement. La bibliothèque d’Hadrien, juste à côté, est moins connue mais ses colonnes corinthiennes valent l’arrêt.

Vue panoramique du quartier Anafiotika à Plaka avec maisons blanches cycladiques et l'Acropole en surplomb

Plaka ne demande pas de plan minuté ni de réservation préalable. Le quartier se découvre mieux en marchant sans itinéraire fixe, en alternant une visite de musée, une pause en terrasse et une montée vers les hauteurs. Le Parthénon reste visible presque partout, ce qui rend toute orientation superflue : il suffit de lever les yeux pour savoir où l’on est.

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