À quoi ressemble vraiment le déroulement de la Ligue des Champions ?

En attendant – nous l’espérons tous et nous croisons les doigts – la désignation officielle de Paris comme ville hôte des Jeux Olympiques de 2024 qui auront lieu ce soir, nous vous proposons aujourd’hui un petit article dans le pays de… La Ligue des champions de football. Donc, non pas pour vous parler des résultats d’hier ou des rencontres d’aujourd’hui, même si quelques belles affiches nous font saliver, mais pour vous rappeler comment fonctionne cette compétition « reine » et quelles sont les équipes phares de cette édition 2017-2018. Le coup d’envoi…

En 1993, l’OM écrit une page d’histoire en remportant la Ligue des champions face à l’AC Milan, grâce à un but signé Basile Boli. Depuis, Marseille demeure l’unique club français à avoir soulevé ce trophée. Un exploit que les supporters tricolores n’ont jamais oublié.

Une affaire de groupes et de tirages

La Ligue des champions, c’est le rendez-vous incontournable du football européen. Autrefois baptisée European Cup of Champions Clubs, elle a changé de nom en 1992. Mais ce n’est pas tout : son format a lui aussi beaucoup évolué. Aujourd’hui, la compétition démarre par une phase de groupes réunissant 32 équipes, réparties en 8 groupes de 4. Chaque formation affronte les trois autres, à l’aller et au retour.

À l’issue de cette première phase, seuls les deux premiers de chaque groupe décrochent leur ticket pour les huitièmes de finale. Les troisièmes basculent de leur côté en Ligue Europa, pour continuer leur aventure continentale. Ce système réserve parfois des surprises, quand de grandes écuries se retrouvent reléguées dans la seconde compétition européenne.

Le tirage au sort n’est pas qu’une formalité : il détermine les adversaires des huitièmes, en garantissant aux premiers de chaque groupe un affrontement contre un deuxième. Autre avantage non négligeable : le leader du groupe reçoit à domicile lors du match retour. Pourtant, finir premier ne préserve pas toujours des mauvaises surprises. Les écarts de niveau se resserrent, et les outsiders n’ont plus peur de personne.

Ensuite, la compétition bascule dans l’intensité des matches à élimination directe. Dès les huitièmes, chaque duel se joue en aller-retour. Si l’égalité persiste après les deux manches, la règle du but à l’extérieur entre en jeu. Un exemple ? Un club l’emporte 2-0 chez lui, s’incline 3-1 à l’extérieur : malgré la défaite, il se qualifie grâce au but marqué en déplacement. Les scénarios de ce genre ont déjà fait chavirer bien des stades et brisé quelques rêves.

Pour ceux qui ne suivent pas le football de près, tout cela peut sembler complexe. Mais l’essentiel reste accessible : l’enjeu, la tension, la magie des soirées européennes.

Une précision : à partir des quarts de finale, le tirage au sort devient intégral. Plus de têtes de série, plus de calculs : chaque club peut affronter n’importe quel autre, sans restriction. Celui dont le nom sort en premier accueille la première manche. Cette ouverture totale ajoute une part d’inattendu, où le hasard crée parfois des affiches spectaculaires ou des oppositions inattendues.

Concernant la sélection des équipes, voici comment s’organise la répartition :

  • Les champions nationaux des principaux pays européens : Espagne, France, Pays-Bas, etc.
  • Le détenteur du titre, en l’occurrence le Real Madrid cette année
  • Le vainqueur de la dernière Europa League

Mais le tableau ne s’arrête pas là. Le nombre de représentants par pays dépend du classement UEFA de chaque championnat. Résultat : la France place régulièrement 2 clubs automatiquement (le troisième doit passer par un barrage), tandis que l’Espagne ou l’Angleterre en alignent trois sans passer par les tours préliminaires.

Un changement de taille se profile : dès la saison 2018/2019, le système évolue une nouvelle fois. Les quatre pays les mieux classés à l’indice UEFA (Espagne, Allemagne, Angleterre, Italie) bénéficieront de quatre tickets directs pour la phase de groupes. Une révolution qui va renforcer la présence des poids lourds européens et peut-être redistribuer les cartes.

Vous vous interrogez maintenant sur les équipes en lice cette année ? C’est tout à fait légitime.

Le PSG a frappé fort pour son entrée en lice, en infligeant un 5-0 au Celtic. Neymar et Mbappé ont fait parler la poudre, confirmant les ambitions parisiennes dès les premiers pas de cette nouvelle campagne.

Groupes relevés et favoris sous pression

La Ligue des champions, c’est aussi une galerie de grands noms : le Real Madrid, le FC Barcelone, le Bayern Munich, Chelsea, la Juventus… Ces clubs font figure de références et trustent régulièrement les phases finales. Cette saison, côté français, Paris et Monaco portent les espoirs du pays (Nice ayant buté sur Naples lors du tour préliminaire).

Sur la ligne de départ, le Real, double tenant du titre, Barcelone et le Bayern restent dans le cercle fermé des favoris. Mais le PSG, boosté par l’arrivée de Neymar, s’est invité très sérieusement dans la conversation. Les groupes s’annoncent disputés, et comme chaque année, un tirage particulièrement corsé attire tous les regards.

C’est le fameux « groupe de la mort » : cette fois, le groupe H concentre toutes les tensions. On y retrouve le Real Madrid, champion d’Espagne et double vainqueur en titre, le Borussia Dortmund (habitué des quarts de finale), Tottenham, deuxième du championnat anglais, et l’APOEL Nicosie, outsider dont le parcours sera scruté avec attention. Pour les Chypriotes, le défi s’annonce colossal, mais la Ligue des champions réserve parfois son lot de surprises.

Chaque saison écrit de nouvelles histoires. Les favoris vacillent, de nouveaux visages émergent, et tout un continent retient son souffle à chaque tirage. Dans cette arène où la gloire se joue sur un fil, rien n’est jamais acquis d’avance.

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