Les zones du monde où vivent les requins aujourd’hui

Chaque année, environ 110 attaques de requins ont lieu dans le monde. Si le mythe des Mâchoires est dans l’esprit de tous, cet animal est néanmoins loin d’être une grande menace pour l’homme. Cependant, en raison du réchauffement climatique, ces poissons se rapprochent de plus en plus des côtes et donc des hommes.C’est particulièrement le cas cette année avec la présence « exceptionnelle » de pèlerins au large du Finistère, en Bretagne. Si ces coquilles sont inoffensives pour l’homme, d’autres, comme le requin blanc ou le requin tigre, sont plus dangereuses. Partout dans le monde des endroits les plus risqués.

Australie : présence des 3 espèces les plus dangereuses

Sur notre planète, près de 500 espèces de requins écument les océans. Leur territoire s’étend partout, mais certaines zones sont clairement plus exposées. En Australie, trois espèces dominent le palmarès des plus redoutées : le grand requin blanc, le requin-tigre et le requin bouledogue.

Le grand requin blanc

Aucune autre espèce n’a autant fasciné ni effrayé. Le grand requin blanc, star involontaire de The Dents of the Sea, peut atteindre six mètres. Ses dents triangulaires, crantées, rappellent la précision d’un scalpel. Ce prédateur possède des sens ultras développés : son odorat capte une goutte de sang dissoute dans plus de 4,6 millions de litres, son ouïe repère une proie à un kilomètre. Grâce à ses ampoules de Lorenzini, il détecte la moindre impulsion électrique dans l’eau. Autant d’atouts qui en font un chasseur redoutable, au sommet de la chaîne alimentaire. Pourtant, les faits sont têtus : il ne cible pas l’humain, sa préférence va aux poissons et tortues marines. Les rares incidents touchant des surfeurs tiennent bien plus à la méprise qu’à l’appétit. D’après l’International Shark Attack File, le requin blanc a été impliqué dans 99 attaques confirmées pour 23 morts entre 1990 et 2005.

Le requin-tigre

Autre silhouette marquante, le requin-tigre se distingue par ses rayures sombres. Généralement long de trois à quatre mètres et culminant à 500 kg, certains spécimens dépassent largement ces chiffres : le record connu est un individu de 7,40 mètres pour plus de trois tonnes. Comme le requin blanc, il est équipé d’ampoules de Lorenzini et d’un tapetum lucidum, structure oculaire qui lui permet de voir dans la pénombre. L’homme ne figure pas à son menu de prédilection, mais il reste la deuxième espèce impliquée dans les accidents avec des humains.

Le requin bouledogue

Trapu, massif, le requin bouledogue porte bien son nom. Il mesure jusqu’à 3,40 mètres et sa réputation d’agressivité n’est pas usurpée. Il a été impliqué dans de nombreux incidents en Australie, mais également au Brésil ou à la Réunion. Exploité pour sa chair, son cuir ou son foie, il voit aujourd’hui sa population reculer dangereusement, frôlant le statut d’espèce menacée.

Si l’Australie concentre ces trois géants, ses eaux accueillent aussi d’autres requins réputés moins risqués pour l’homme. On y croise le requin cuivré, le requin bleu (aussi appelé peau bleue), le mako ou le requin-taureau.

En 2012, cinq décès ont été recensés suite à des attaques de requins au large des côtes australiennes. Mais il reste difficile de savoir quelle espèce exacte a frappé, tant le choc brouille parfois les témoignages des survivants.

Afrique du Sud

Les côtes sud-africaines sont le terrain de chasse d’une centaine d’espèces. Parmi elles, on retrouve les suspects habituels : le requin bouledogue, le requin-tigre, le grand blanc et le requin-taureau. Depuis 1828, on y dénombre 208 attaques recensées et 41 décès.

États-Unis

Des plages de Floride aux côtes californiennes, les attaques de requins ne sont pas rares. Floride, en particulier, détient le triste record : 520 attaques pour 13 décès depuis 1670, souvent liés aux requins blancs, tigres, bouledogues, mais aussi citronniers. En 2001, qualifiée « d’année du requin » par les spécialistes, la Virginie a connu 51 incidents recensés. La présence de ces prédateurs s’étend également à Hawaï et aux Bermudes.

Présence de requins : la France n’est pas épargnée

Les requins ne se cantonnent pas aux eaux chaudes. Les côtes françaises en sont la preuve. Cette année, la Bretagne a vu affluer une dizaine de requins pèlerins, notamment autour de l’archipel des Glénan, dans le Finistère sud. Impressionnant, jusqu’à 12 mètres, mais inoffensif, puisqu’il se nourrit exclusivement de plancton. Depuis 1847, la France métropolitaine n’a comptabilisé que quatre attaques, pour une victime.

Le contraste est frappant à la Réunion, où la situation est autrement plus tendue : en deux ans, quatre personnes ont perdu la vie, victimes de requins bouledogues ou grands blancs. La dernière en date, un surfeur, a été attaquée lors de sa lune de miel sur le spot des Brisants, en mai dernier.

Mais il faut garder la perspective : les attaques restent rares, l’humain n’étant pas le gibier favori de ces animaux. Ironie du sort, ce sont les requins qui paient le plus lourd tribut : près de 100 millions sont tués chaque année par l’homme, pour leurs nageoires, leur viande, ou encore la médecine traditionnelle.

Face à l’océan, il suffit parfois d’un regard vers l’horizon pour se rappeler que la peur du prédateur masque souvent une réalité bien plus cruelle : l’espèce menacée, ce n’est pas nous.

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